About

Dominique Strauss-Kahn (dit « DSK ») est un homme politique français, né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine.

Professeur d’économie à l’Université de Paris-X-Nanterre, puis député socialiste à partir de 1986, il préside la commission des finances de l’Assemblée nationale de 1988 à 1991. Dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy, il est ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après un non-lieu. Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il prend les fonctions de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) le 1er novembre 2007.

Source wikipédia

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commentaires
  1. La disparition

    Par Sabine Aussenac, écrivain.

    Un matin, le French Lover disparut.
    Quelque part, entre la Grande Pomme et Paris, comme un vol transatlantique qui soudain disparaîtrait des radars.
    Pourtant, il avait bonne presse, le French Lover. Les femmes se l’arrachaient toujours, même si son succès avait tendance à être dépassé par quelque latin lover, plus sémillant encore, plus ténébreux.
    Le French Lover, cette indescriptible particularité, cette Delikatesse à la française, ce parfum subtil, à mi-chemin entre un défilé Dior et la baguette, croisement éternel entre l’Estaque et Les Champs, entre les Planches et la Croisette. Le French Lover, Kéké des plages ou Président, PDG ou stagiaire, régnait en maître incontesté de ces dames…
    C’est qu’on le voyait partout, et ce depuis des siècles. De La Montespan à Mazarine, il avait été de toutes les Cours. Il arpentait le globe, sûr de sa superbe, Rolex au poignet et PSG au cœur. Les campings, aussi, et puis les chantiers, et même les commissariats. Car il avait pignon sur rue, en HLM comme en maison de Maître : sa sexualité débordante, mais policée toujours, en faisait un Berlusconi irrésistible et discret. Le French Lover, c’était l’assurance d’un Crazy Horse home made. Clooney pouvait remballer son Nespresso:
    “Ici, on baise français.”
    Et pourtant…
    Que de souffrances derrière cette appétence toujours renouvelée…C’est que le French Lover cachait, en fait, des arrière-cours sordides ; la façade sentait bon les croisées d’hortensias et les apéritifs entre amis : s’y croisaient Brice de Nice et l’Ami Ricoré, au hasard de petits matins volés, de cinq à sept tendance ou de nuits parfumées au Numéro 5. Mais au fin fond des jardinets ou des caves, derrière les marqueteries et les mondanités, caché par des étals ou des cartons, persistait le souffle rauque des violeurs de province, des maris violents, des oncles graveleux et des grands-pères incestueux.
    Car le French Lover vivait au pays où l’on n’arrive jamais sans se faire mettre la main aux fesses ou siffler devant un chantier, quand on ne terminait pas abattue comme un lapin devant une gendarmerie ou brûlée vive.
    Oui : le French Lover, avouons-le, ne pensait qu’au Q, au sien, à celui de sa femme, à ceux de toutes les femmes, et, si possible, sans entrave aucune. L’adage « toutes les femmes sont belles » signifiait, en fait : « Ecarte les jambes, salope »
    Vous allez dire qu’encore une fois, je mélange tout, le machisme, les femmes battues et assassinées, le viol, l’inceste, la drague…
    Mais tout est lié, tout s’enchaîne, de ces cours de maternelle où des « Grands » miment des actes sexuels aux fellations que l’on subit dans des cours de collège, (mon propre fils, en CM1 dans une école catho tout ce qu’il y a de prude, est revenu il y a quelques années en me parlant du « Bâton de berger », explicité par l’instit elle-même.
    – Mais maman, tu ne connais pas la sodomie ?
    Vous m’excuserez, ce n’est pas ma vision de « l’éducation sexuelle »…), des tournantes et des vitriolages des cités à la prostitution de luxe, des pervers narcissiques devenus monnaie courante aux blagues sordides que l’on se raconte à la machine à café ou dans les mariages, entre deux Danse des Canards.
    Car le French Lover se confond avec la danse des Connards, avec tous ces types franchouillards qui se baladent, sans arrêt, avec une bite à la place du cerveau, qu’ils soient dans un Sofitel ou au ALDI, à la plage ou sur un stade, au concert ou au bureau. David Vincent les as vus, ces envahisseurs à la quéquette volante, et moi aussi :
    ce sont les Français.
    Persuadés d’être les meilleurs amants du monde et les rois de la baise.
    Leur slogan ? « Nous sommes tous des Rocco Siffredi ».
    Et nous, les femmes, nous sommes leur joujou, leur bijou, leur doudou. On a l’impression qu’ils en sont tous encore au stade de l’oralité : ils mettent tout à la bouche, et leurs doigts dans toutes les prises.
    Alors voilà : l’un d’entre eux, là, il y a quelques jours, a prix le jus. C’était couru d’avance. Et qu’il y ait eu court-circuit ou pas, -l’Histoire nous le dira-, le fait est là : le French Lover a été pris la main dans le sac.
    Alors on pourra crier, tempêter, s’énerver, pester conter les NY cops que l’on adulait pourtant la veille dans Les Experts ou NYPD blues, on pourra se gausser du puritanisme US à grands coup d’anti-américanisme primaire et ourdir toutes les théories du complot que l’on veut-les forums sur le net sont EDIFIANTS de débilité à ce sujet…- le fait est qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que ce scandale politico médiatique fera date pour les femmes de tous les pays.
    Car le French Lover en a pris pour son grade.
    Une femme a osé lui dire NON.
    Et, dans le PIRE des cas, si TOUT cela n’avait été effectivement qu’une terrible méprise et/ou une affabulation, nous retiendrons que le moment est venu pour le monde de reconnaître la PAROLE de la FEMME.
    Femmes violées d’Afrique, femmes lapidées d’Afghanistan, femmes humiliées d’Europe, femmes asservies de France, emprisonnées, torturées, ennuyées, harcelées, femmes-objets, femmes-souffre-douleur, relevez-vous :
    DSK vous a libérées.
    Le French Lover est mort. Il a disparu, remplacé par l’air hagard d’une présomption d’innocence qui semblait malgré tout bien affectée.

    Vive notre liberté.
    Vive les femmes.
    Vive l’amour, le vrai. Et que naisse, enfin, le respect. Que l’on puisse enfin porter des jupes en banlieue et rentrer seule du cinéma, que nos enfants apprennent enfin que le sexe se vit à deux, et, si possible, pas avant un certain âge, ni attachée dans de grandes salles sombres pleines de bruit et de fureur et/ou vissé derrière un écran tout collant.
    C’est pas mal, un lit, pour faire l’amour. Entre personnes consentantes, et si possible post pubères.
    Qu’advienne l’égalité des chances, l’égalité des sexes.

    Une femme française.

    (www.sabineaussenac.com)

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